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Cette
illustre bâtisse du cur du village de St-Jean-de-Matha
, nous la devons aux Surs du Saint Nom de Jésus de
Marie qui, en 1896, recevaient de l'archevêque la permission
de le construire. Deux ans plus tard, ce couvent recevait ses premières
couventines. Y ont défilé plusieurs générations
de jeunes filles, et plusieurs vocations religieuses y sont nées.
Plusieurs améliorations successives seront apportées à
la bâtisse au fil du temps : 1911, on ajoute la grande galerie,
1926, événement majeur : l'électricité y
fait briller les premières ampoules, 1933 un agrandissement de
18', 1934, une fournaise neuve qui permettra d'élever la température
à plus de 10 degrés l'hiver.
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L'institution
religieuse, couvent de jeunes filles sera cédé à
la commission scolaire de l'Érablière, qui la loue
jusqu'en 1972. À la fin de cette année scolaire de
1972, une page de 75 ans d'histoire venait de se fermer.
Vétuste et abandonné, les religieuses mettent leur
couvent en vente pour démolition en 1986. C'est alors que
M. Jean Robitaille, qui y avait fait ses petites classes, s'en porte
acquéreur avec son épouse Sylvie Beaulieu. Avec l'idée
d'en faire un centre d'hébergement pour personnes âgées,
ils entreprennent des rénovations majeures. Mais, les contraintes
d'une jeune famille à élever et de leur entreprise
d'ambulanciers à St-Michel-des-Saints les forceront à
revendre en 1988.
Ils y reviendront néanmoins en 1997 alors que l'édifice
cherche de nouveaux propriétaires « Les retraités
de Saint-Jean-de-Matha, qui sont soit nos grands-parents ou soit
des amis de la famille qui nous ont vu grandir, auraient dû
s'exiler ailleurs de dire M. Robitaille.... Nous voulions qu'ils
demeurent près de nous.»
Quelques nouveaux aménagements apparaissent, notamment l'ascenseur,
mais on a grand soin de conserver tout le charme vieillot du grand
escalier et des boiseries. Une orientation de sécurité
et du mieux vivre des résidents est résolument mise
de l'avant. Le 28 juin 1998, une grande fête «portes
ouvertes» présente le résultat à la population
mathaloise.
Rapidement, les 26 chambres que compte l'établissement ne
suffisent plus. La liste d'attente pour les personnes qui désirent
y vivre s'allonge. Les propriétaires doivent se rendre à
l'évidence, leur institution ne réussit plus à
offrir un troisième âge confortable et sécuritaire
aux retraités de la région qui souhaitent quitter
leur maison trop grande et trop lourde à entretenir.
En 2005, nouvelle construction qui poussera à vue d'il
pour finir par présenter au paysage mathalois un nouveau
manoir, de type grand hôtel, immeuble neuf sur quatre étages
et relié à l'ancien couvent par une passerelle. 42
logements, modernes et clairs sont offerts et trouvent rapidement
preneurs dès l'ouverture, en octobre 2005.
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